Direction Paris, Londres, Milan, New York, à la découverte des adresses à (re)découvrir – Voyage



Dans les capitales de la mode, les jolies enseignes renaissent, tandis que d’autres se découvrent. Partout, on retrouve le goût de flâner.

PARIS

Le confinement parisien fut particulièrement douloureux, mais désormais la ville espère retrouver une vie presque normale. Avec moins de touristes et un pass sanitaire exigé pour la plupart des magasins, restaurants ou musées. Mais aussi avec plein de nouvelles boutiques qui investissent la Ville lumière avec élégance.

Comme des Garçons prépare une version parisienne du Dover Street Market, 3537. Le bâtiment, l’Hôtel des Coulanges dans la rue des Francs-Bourgeois, est déjà là, mais pour l’intérieur définitif, il faut encore attendre un peu. Entre-temps, le russe Crosby Café y tient un pop-up jusque fin septembre, avec un mobilier bleu électrique hautement instagrammable du designer et entrepreneur Harry Nuriev. 35, rue des Francs-Bourgeois, 3537.orgLes magasins de streetwear américains de Kith ont débarqué cette année au Pershing Hall, qui fut longtemps la propriété du ministère de la Défense américain (et un hôtel de luxe, dans une incarnation antérieure). Le fondateur Ronnie Fieg y a aussi amené de New York son restaurant préféré: Sadelle’s, spécialisé dans les bagels et brunchs. A ne pas manquer: le comptoir de Kith Treats, avec des glaces haut de gamme… et les tee-shirts assortis. 49, rue Pierre Charron, kith.comAutre “nouveauté”: l’Hôtel de la Marine, un gigantesque palais du XVIIIe siècle situé sur la place de la Concorde et qui a longtemps servi de ministère. Les espaces intérieurs ont été restaurés minutieusement et sont pour la première fois accessibles au public. Mais le plus grand atout du complexe est la nouvelle brasserie de l’historique restaurant Lapérouse, décorée par Cordelia de Castellane, avec deux terrasses, dont une (presque) dans l’ombre de la célèbre obélisque… 2, place de la Concorde, hotel-de-la-marine.parisEn octobre prochain, le lieu prendra une nouvelle forme. Ce bâtiment central de la Poste de Paris, datant du XIXe siècle, a été redessiné par Dominique Perrault, l’architecte à qui l’on doit notamment la Bibliothèque Nationale François Mitterrand. Au programme: un hôtel 5-étoiles baptisé Madame Rêve et doté d’une terrasse spectaculaire sur le toit, mais aussi des boutiques, des bureaux, un commissariat de police et des logements sociaux. Ce 10 septembre, s’ouvre déjà l’exposition Voyages immobiles, en l’honneur des 60 ans de Diptyque, avec notamment des oeuvres de Johan Creten et Hiroshi Sugimoto. 48, rue du Louvre, madamereve.comIl a fallu des décennies pour que l’homme d’affaires François Pinault voie son rêve se réaliser: un lieu à Paris pour accueillir sa collection d’art contemporain. Le projet de musée sur l’île Seguin, à Boulogne, n’avait pas abouti, et le gaillard s’était rabattu sur Venise, avec le Palazzo Grassi et la Punta della Dogana. Finalement, la Collection Pinault a atterri dans la capitale française, dans l’ancien bâtiment circulaire de la Bourse de Commerce. Un édifice savamment aménagé par l’architecte japonais Tadao Ando. 2, rue de Viarmes, pinaultcollection.comAprès seize ans, le grand magasin préféré des Parisiens a enfin rouvert… en version rétrécie. Plusieurs annexes ont été cédées, tandis que le bâtiment principal a été investi par un hôtel, des bureaux, des logements sociaux et une crèche. Pas de panique: il reste 20 000 m2 de magasins répartis à la fois dans l’édifice classé des années 30 et dans un nouveau lieu futuriste signé par le bureau japonais SANAA. Une fresque Art nouveau de 115 mètres a été minutieusement restaurée. La section beauté de 3 400 m2, au sous-sol, est la plus grande d’Europe continentale. Aux étages dédiés à la mode, les marques de luxe classiques scintillent de plus belle (Bottega Veneta, Sacai…) à côté de griffes plus récentes (Ganni, Nanushka, Sunnei ou le néerlandais Wandler). La Galerie Perrotin, elle, se charge de vendre des souvenirs arty, non loin des cafés et restaurants qui sont ravis de pouvoir accueillir à nouveau des cliens. Mention pour Voyage, cet immense resto installé sous la grande coupole et qui prête ses cuisines à des chefs en résidence. 9, rue de la Monnaie, dfs.com Off-White et le Canadien Moose Knuckle ont ouvert récemment des magasins à Milan. Mais la plus belle de ces boutiques neuves est celle de Sunnei, sur la Via Vincenzo Vela. Le duo en a profité pour investir un nouveau siège, la Palazzina Sunnei, dans un ancien studio d’enregistrement qui organisera des événements à l’avenir. Chouette aussi: Bianco Sunnei, un espace de 400 m2 entièrement revêtu de blanc, en plein air, sous un viaduc de l’autoroute traversant le quartier de Rubattino. C’est là que la marque a organisé son défilé de l’été 2020… et rêve aujourd’hui des suivants. 8, Via Vincenzo Vela, sunnei.it La marque américaine de skate a ouvert son troisième magasin en Europe, après Londres et Paris, dans le quartier majestueux de Brera, le long du Corso Garibaldi. A ne pas oublier de contempler: les peintures murales de l’artiste pop Nate Lowman et des sculptures du plasticien et skateboarder Mark Gonzalez. 20, Corso Garibaldi, supremenewyork.comLe chef italien Carlo Cracco a imaginé un nouveau restaurant le long du canal Naviglio Grande. “Nous avons pu ouvrir directement après la pandémie parce que le bâtiment dispose d’un gigantesque jardin, précise l’homme. Nous avons ainsi pu assurer immédiatement 80% des couverts.” Le lieu se situe hors du centre-ville, parmi les prestigieux clubs d’aviron de Milan, les Canottieri. Le prétexte parfait pour une excursion à vélo ou une agréable balade le long du canal. 117, via Lodovico il Moro, carloalnaviglio.itEn parlant de canaux et de vélo: les Milanais les ont massivement redécouverts pendant la pandémie. Les Navigli, au sud de la ville, constituent une attraction touristique bien connue, mais le canal Martesana, au nord-est, loin derrière la Gare centrale, est en grande partie fréquenté par les locaux. La voie navigable serpente au milieu de zones industrielles, de vieux quartiers populaires, de parcs urbains modernes et, pour celui qui s’éloigne encore un peu, de champs paisibles. Avec un peu de chance, on peut même y rencontrer une famille de castors. Un bon point de départ: via Melchiorre Gioia.A ne pas manquer pour ceux qui voyagent prochainement à Milan: le salon du design alternatif d’Alcova, logé dans trois bâtiments historiques inoccupés, dans un parc près de la station de métro Inganni. Du 4 au 12 septembre. alcova.En attendant des temps meilleurs, le Marble Arch Mound se dresse depuis cet été à l’extrémité ouest d’Oxford Street. Cette colline artificielle de 25 m de hauteur, couverte d’arbres et dotée d’un chemin de promenade sinuant jusqu’au sommet, est une installation éphémère du bureau d’architectes néerlandais MVRDV, censée attirer les Londoniens et les touristes dans le quartier, jusque janvier 2022. La partie intérieure est creuse et utilisée pour des expositions et des événements. La structure, elle, sera recyclée après utilisation, tandis que la terre et la verdure rejoindront les parcs des environs. Cumberland Gate, themarblearchmound.comFondé en 1970, Browns reste la plus respectée des boutiques de mode de tout Londres. Elle a aujourd’hui troqué son siège exigu de South Molton Street pour un édifice bien plus vaste sur Brook Street: quatre étages dans un bâtiment classé, pris en charge par le prestigieux bureau italien Dimorestudio. Depuis quelques années, le magasin est aux mains du géant de l’e-commerce Farfetch, ce qui explique probablement l’accent mis sur le high-tech, avec ses miroirs “connectés” qui donnent des conseils vestimentaires aux clients. Autre atout des lieux: Native, un restaurant spécialisé dans l’alimentation “éthique” et doté d’une magnifique cour intérieure. 39, Brook Street, brownsfashion.comLa créatrice d’accessoires Anya Hindmarch a ouvert en mai un ensemble de magasins sur Pont Street: The Village, un lieu “pour héberger toutes nos idées”. On y trouve l’Anya Café, pour un petit-déjeuner anglais, un lunch ou un cocktail en apéro, et The Plastic Shop, dédié à des produits durables, comme la collection “I Am A Plastic Bag” de la créatrice. Chez The Labelled Shop, on trouve des sacs et des boîtes pour les férus de rangement. Chez The Bespoke Shop, où Anya Hindmarch a ouvert sa première boutique en 1996, on dégote des cadeaux personnalisés, “pas pour une saison mais pour souligner un moment particulier”. Pont Street, eu.anyahindmarch.com La capitale britannique continue d’ériger des hôtels prestigieux, à l’instar du raffiné The Standard, ouvert juste avant la pandémie dans un ancien immeuble de bureaux en béton brutaliste situé en face de la gare de Saint-Pancras. Plus récent encore, sur les cendres du cinéma Odeon West End du Leicester Square, The Londoner dégaine 16 étages et 350 chambres. Quant au Nomad London et ses 92 chambres, il se situe dans l’ancienne Bow Street Magistrates’ Court and Police Station, un bâtiment classé proche de Covent Garden. standardhotels.com, thelondoner.com, nomadhotel.comLa marque de Teddy Santis est en bonne voie pour devenir le Polo Ralph Lauren des années 2020. Le flagship store de ce label âgé de 6 ans s’est ouvert sur Mulberry Street en 2019, juste avant la pandémie. ALD propose du streetwear BCBG et collabore notamment avec New Balance, où Santis est directeur créatif de la ligne Made in USA et de Porsche. La meilleure nouvelle: il y a aussi un super café chill. 214, Mulberry Street, aimeleondore.comLe complexe Art déco de Rockefeller Center, avec ses bureaux, ses magasins des années 30, sa patinoire, sa Rainbow Room au sommet de l’ancien building RCA ou ses Rockettes du Radio City Music Hall, a toujours été impressionnant… mais pas vraiment cool. Les choses changent: alors que les propriétaires attendent les marques mainstream pouvant se permettre les loyers très salés, les bâtiments vides sont loués à des indépendants qui jouent la carte de l’audace et de la décontraction. Un exemple? Rough Trade, la très respectée maison de disques britannique, longtemps établie à Brooklyn. 45, Rockefeller Plaza, roughtrade.comJoli coin de verdure post-moderne posé le long du quai et reposant sur des piliers de béton, cette île “flottante” est l’oeuvre de l’homme d’affaires Barry Diller, le mari de Diane von Furstenberg. Il a confié ce projet privé à l’architecte Thomas Heatherwick, qui avait conçu The Vessel, la structure panoramique très critiquée de Hudson Yards, et qui a travaillé ici en collaboration avec le paysagiste Signe Nielsen. Comme au Marble Arch Mound londonien, on vagabonde ici sur des sentiers ondulants, tout en profitant d’un magnifique panorama s’étirant de la Statue de la Liberté à l’Empire State Building. Pier55 au Hudson River Park, à hauteur de la West 13th Street, littleisland.orgLa chaîne de donuts All American a déballé en septembre 2020 un flagship store sur Times Square. Non pas un banal resto fast-food, mais une sorte de parc d’attractions avec un tapis roulant sans fin et une cascade de glaçage liquide. On y dégote un donut Big Apple qu’on ne peut déguster qu’à New York, et dehors, le plus grand panneau lumineux du monde s’allume dès qu’une nouvelle fournée de hot dogs est prête. A découvrir aussi à Times Square: le tout premier resto “digital only” de Taco Bell, ouvert en avril. 1601, Broadway, krispykreme.com





Source link

Laisser un commentaire