Harrison Ford, le président plus dangereux que Liam Neeson



Avant que Aaron Eckhart et Morgan FREEMAN soient secourus par Gérard Butler dans La Chute de la Maison-Blanche et ses suites, que Jamie Foxx et Channing Tatum retournent Washington dans Maison Blanche vers le bas, Harrison Ford avait déjà surpassé Bill Pullman et son combat contre les extraterrestres dans Jour de l’indépendance en sauvant sa famille et des otages de Gary Oldman et ses camarades terroristes dans Air Force One.

Nanar de luxe pour certains, film culte des années 90 pour d’autres, le long-métrage réalisé par Wolfgang Petersen est un bien étrange objet qui aurait pu s’écraser au fond de l’océan sans le talent du réalisateur allemand et reste un divertissement avec pas mal de choses à raconter derrière ses explosions et fusillades. Alors, installez-vous confortablement, redressez votre tablette, attachez votre ceinture et embarquez pour un vol explosif à bord de l’avion le plus sûr du monde, sauf dans ce film.

photo, Harrison FordJohn McLane ? Jean Rambo ? John Matrix ? Non, John Marshall

MOUREZ HAUT

En 1997, Wolfgang Petersen se retrouve avec un script intitulé Air Force One entre les mains, écrit par un scénariste encore inconnu, Andrew W. Marlowe, qui enchaînera en signant le scénario de La Fin des temps et d’Hollow Man, l’homme sans ombre, puis créera la série château (avant de retomber dans l’oubli et de vainement retenter sa chance avec Take Two : Enquêtes en duo et la nouvelle série L’égaliseur).

Depuis Le Bateau, parangon du film de sous-marin, le cinéaste allemand s’est solidement installé dans le paysage hollywoodien, d’abord avec L’Histoire sans fin (auquel on a aussi consacré un dossier plein de nostalgie ici), puis avec d’autres productions américaines comme Ennemi ou Troubles, plus surtout grâce à Dans la ligne de mire.

Un thriller politique avec Clint Eastwood en agent des Services Secrets qui doit protéger le président des États-Unis d’une attaque de John Malkovich et un joli carton au box-office (102 millions de dollars de recettes à domicile et presque 177 millions à l’international pour 40 millions de budget, hors inflation) qui lui a permis de confirmer sa réputation et de faire Alerte, qu’on considère comme un des meilleurs films catastrophe (genre dont il deviendra une référence avec En pleine tempête, ne pas on a aussi parlé avec affection ici, et Poséidon).

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Autant le dire tout de suite, à première vue, Air Force One ressemble à un modèle de propagande pro-américaine, qui va toujours plus loin dans l’abus, au détriment des règles de logique ou de crédibilité (et Wolfgang Petersen le reconnaît lui-même dans la dernière partie du commentaire du film).





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