pistolet en or, bras en X et blessure cachée


Retour sur les épreuves de la journée.

Jean Quiquampoix, médaillé d’or lundi matin en pistolet de vitesse à 25 mètres.

Et de six médailles d’or pour la délégation française ! Jean Quiquampoix a été sacré cette nuit en pistolet de vitesse à 25 m, avec un score total de 34/40. Médaillé d’argent à Rio, le tireur de 25 ans monte cette fois sur la plus haute marche du podium.

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En équitation, l’équipe de France a remporté une médaille de bronze au concours complet. Neuvièmes à l’issue du dressage, les Bleus ont effectué une formidable remontée pour terminer 3e en cross-country, derrière la Grande-Bretagne et l’Australie.

Blessé au biceps gauche, le gymnaste Samir Aït Saïd, porte-drapeau de la délégation française, a échoué au pied du podium en finale de l’épreuve des anneaux. Avec une note de 14,90, il termine à trois dixièmes du bronze obtenu par Eleftherios Petrounias. Les deux premières places sont occupées par deux Chinois, Yang Liu (15,50) et Hao You (15,30).

Dans handball, les Bleues se sont qualifiées en quarts de finale grâce à leur victoire contre le Brésil (29-22). Les Françaises joueront mercredi contre les Pays-Bas. Les basketteuses françaises joueront aussi un quart mercredi, malgré leur défaite (82-93) contre les Etats-Unis. Ce sera face à la Chine ou l’Espagne.

Dans tennis de table, les Françaises ont été éliminées en huitièmes de finale du tournoi par équipes, par Singapour (0-3). Même score pour les hommes, battus par la Chine en quarts.

Surprise en Football : les Etats-Unis ne ramèneront pas l’or. Megan Rapinoe et les siennes se sont inclinées (0-1) face au Canada, qui rejoint la Suède en finale.

C’est un événement : pour la première fois depuis 1980, la médaille d’or du 3 000 m clocher n’est pas remportée par un Kenyan. Le lauréat, Soufiane El-Bakkali, est Marocain.

Déjà couronné à Pékin, Londres et Rio, le Cubain Mijain Lopez est entré dans l’histoire en remportant une quatrième médaille d’or – en lutte gréco-romaine de plus de 130 kg. Seuls Carl Lewis, Michael Phelps et Al Oerter ont réalisé une performance semblable.

Découvrez le menu de demain.

En athlétisme, le perchiste Renaud Lavillenie va tenter de remporter une nouvelle médaille olympique à partir de 12 h 20. Le Français de 34 ans ne sera pas favori face au recordman de la discipline, Armand Duplantis, qui dispute ses premiers Jeux. Chez les femmes, la finale du lancer de marteau sera à suivre, avec la Française Alexandra Tavernier. Au programme également : le saut en longueur, le 800 m et le 200 m femmes.

Dans handball, les Bleus seront favoris contre la surprenante sélection de Bahreïn en quarts de finale, à 2 h 30, heure de Paris.

Dans basketball, les Français joueront leur quart contre l’Italie à 10 h 20. Les Bleus, qui ont terminé en tête de leur groupe devant la Team USA, ont une bonne carte à jouer dans ce tournoi.

C’est un jour de première pour les Bleus du volley-ball, qui n’ont jamais disputé le moindre quart de finale olympique. Un gros morceau attend les joueurs de Laurent Tillie : la Pologne, double championne du monde en titre. Rendez-vous à 14 h 30.

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Les Jeux en un cliché.

Médaillée d’argent du lancer du poids,  l’Américaine Raven Saunders a brandi les bras en X en signe de soutien aux personnes oppressées.

L’image des poings brandis par les Américains Tommie Smith et John Carlos sur le podium du 200 m des Jeux de Mexico de 1968, pour protester contre le racisme, avait fait le tour du monde. Leur compatriote Raven Saunders avait elle aussi une cause à soutenir après sa médaille d’argent obtenue dimanche au lancer du poids.

La vice-championne olympique de 25 ans a profité de son podium pour croiser ses bras et former un « X ». Un moyen d’adresser son soutien à toutes les personnes victimes d’oppression. « Mon message est : continuer à combattre, à pousser et à trouver de la valeur dans ce que vous êtes, dans tout ce que vous faites », a-t-elle déclaré en conférence de presse après le concours du poids.

L’athlète est très investie dans la défense des droits de la communauté LGBT, selon la presse américaine. Le Comité international olympique (CIO) précisait avant le début des Jeux que les sportifs pouvaient s’exprimer sur des sujets politiques et sociaux face aux médias, lors des réunions d’équipe ou sur les réseaux sociaux, mais pas lors des cérémonies de remise des médailles. « Nous allons étudier ce dossier, nous avons besoin de comprendre précisément ce qu’il s’est passé » a déclaré le CIO.

Les Olympiens au micro.

Samir Aït Saïd reçoit un massage avant la finale des anneaux aux Jeux olympiques de Tokyo, le 2 août.

« Je devais déclarer forfait, je n’arrivais pas à monter sur les anneaux »

Comme Clarisse Agbegnenou, qui a porté avec lui le drapeau français lors de la cérémonie d’ouverture, Samir Aït Saïd espérait la médaille d’or. Mais le rêve olympique du gymnaste s’est arrêté au pied du podium (4e), en finale des anneaux. Arrivé avec un gros bandage sur le bras gauche, il a confié avoir disputé l’épreuve en étant blessé. « Il y a trois jours j’ai entendu un clac dans mon biceps, j’ai lâché les anneaux direct. Je devais déclarer forfait, je n’arrivais pas à monter sur les anneaux. »

Samir Aït Saïd n’a pas pu s’échauffer avant la finale. « Mes coachs m’ont demandé si je voulais m’arrêter. Non, ce n’est pas possible. J’ai fait une promesse », a-t-il développé au micro de la chaîne du CIO. « Je pensais franchement que je n’allais pas avoir mal avec l’adrénaline. J’ai arrêté de m’entraîner pendant trois jours, et là, tout à l’heure, en m’échauffant pour faire ma finale, j’ai vu que c’était impossible », a-t-il ajouté en zone mixte.

Passé la déception, Aït Saïd est parti faire des examens. « Il a été victime de deux déchirures dans le court biceps gauche », a confié au Monde son entraîneur, Rodolphe Bouché. Déjà touché à Londres et à Rio, le gymnaste de 31 ans a déjà les yeux rivés sur Paris 2024. « Vous ne pensez pas que je vais m’arrêter avec une quatrième place ? Chez moi, dans mon pays, dans ma ville, j’aurai le Graal. Je suis capable de tout, même de faire un mouvement aux JO avec un bras que je n’arrive pas à lever. »

Instantané de nos envoyés spéciaux.

« Quand j’étais petit, le baseball était beaucoup plus populaire ici que le football. » Ce n’est pas une personne qui me parle, mais un téléphone portable. Il me raconte sa relation au sport, et la manière dont les Japonais vivent le supportérisme. Moyen improvisé trouvé par un chauffeur affable pour communiquer : une application de traduction de ses propos permet de discuter de tout, de rien, de Sophie Marceau, qu’il admire, et des Jeux olympiques alors que nous sillonnons la capitale.

Me voilà embarqué à expliquer la défaite du PSG et la vie parisienne à Kazu – c’est son prénom, et j’apprends que le mien, traduit en japonais, est Kuramento. Très fier d’apprendre que le manga Slam Dunk a été traduit en français, Kazu s’emballe pour les compétitions inter-lycées, et le plaisir de jouer au base-ball. Au passage, on note que la défaite des Japonais face aux Français en finale de la compétition par équipes de judo n’a pas été fort appréciée. Et que la vie parisienne est chère ! On ne peut rien cacher à un smartphone.

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Le Monde



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