Pourquoi « The White Lotus » est LA série à ne pas rater cet été ?


Alors que les portes du Lotus blanc, hôtel paradisiaque d’Hawaï pour clients fortunés, se sont refermées ce mardi en France sur
OCS, HBO a d’ores et déjà annoncé le renouvellement de sa nouvelle pépite. En attendant la saison 2 de Le lotus blanc, voici pourquoi il faut absolument rattraper la saison 1, disponible en streaming sur OCS et Amazon Prime Video, de cette tragicomédie presque parfaite.

Une superbe création signée Mike White

Près de dix ans après l’inoubliable Éclairé, série créée avec Laura Dern, Mike White embarque le spectateur au sein d’un luxueux hôtel d’Hawaï. Mike White signe une comédie satirique jubilatoire. Un cocktail parfait pour l’été alliant humour grinçant, mystère et dépaysement.

La réalisation, soignée, offre une vue imprenable sur la beauté hawaïenne. Un cadre paradisiaque qui tranche avec la noirceur des personnages et des situations.

Un brin de mystère

La série s’ouvre sur Shane (Jake Lacy, vu notamment dans Le bureau et Filles), un jeune marié qui répond aux questions d’un couple sur ses vacances dans la salle d’embarquement de l’aéroport tandis qu’il regarde avec amertume la cargaison étiquetée « restes humains », chargée sur leur vol.

Retour une semaine auparavant, au moment de son arrivée sur l’île pour sa lune de miel à bord d’un bateau avec son épouse Rachel (Alexandra Daddario, vue dans Vrai détective, nouvelle fille ou histoire d’horreur américaine), une famille et une femme seule. Sur la côte, les employés du complexe, sur leur 31, sont alignés pour accueillir ces visiteurs fortunés.

Bien sûr, le spectateur se demande qui de ces clients ou des membres du personnel finira entre quatre planches, mais on ne saurait réduire Le lotus blanc à une simple histoire de meurtre…

Un casting cinq étoiles

Dans Le lotus blanc saison 1, l’humoriste Steve Zahn campe Mark Mossbacher, l’un des riches vacanciers, Connie Britton (Les lumières du vendredi soir) Nicole Mossbacher, la scabreuse femme de Mark, une alcoolique au travail qui a beaucoup plus de succès que lui financièrement, Fred Hechinger, Quinn, leur fils ado et maladroit, Sydney Sweeney (Euphorie), Olivia, leur arrogante fille, et Brittany O’Grady, Paula, la meilleure amie d’Olivia.

Jennifer Coolidge (vue dans la saga « American Pie ») incarne avec brio Tanya McQuoid, une femme richissime et complètement névrosée confrontée au chagrin de la perte de sa mère. Murray Bartlett, au top de sa forme, (vu dans Sexe et la ville) joue le rôle d’Armond, le manager du palace tandis que Natasha Rothwell incarne Belinda, la responsable compatissante du spa.

La série met également en vedette Molly Shannon dans le rôle de Kitty, la mère du jeune marié Shane, Kekoa Kekumano dans le rôle de Kai et Lukas Gage dans le rôle de Dillion.

Une galerie de personnages ambivalents

Tous les personnages de la série sont ambivalents : ni complètement détestables, ni vraiment aimables. L’alcoolique et autoproclamée « folle » Tanya, par exemple, est assez touchante : elle n’a jamais reçu de véritable affection et en souffre. Elle n’en est pas moins dangereuse parce qu’elle est parfaitement inconsciente de son propre égoïsme. Cette femme riche et blanche voue une sincère admiration pour les compétences de guérison de Belinda, femme noire et moins riche. Lorsqu’elle lui propose de financer un centre de soins, cela évoque le trope du « Nègre magique », ou « nègre magique ». Une offre que Belinda ne peut négliger, alors que Tanya peut se passer de ce projet.

Une satire puissante de la nature humaine

Les inégalités et les iniquités s’accumulent à chaque épisode et l’air devient de plus en plus lourd. Et chaque personnage apporte son lot de tensions.

Mike White se concentre autant sur l’histoire des pauvres que sur les riches. Il s’intéresse aux inégalités, à la corruption et à toutes les formes de souffrance et de cruautés (majeures et mineures, insidieuses et flagrantes) qu’elles entraînent. Au fil des épisodes, les intrigues deviennent de plus en plus intenses.

Sous son délicieux vernis de comédie, de soap et de mystère, Le lotus blanc parvient à questionner les structures fondamentales de domination de notre société et à dézinguer les hypocrisies contemporaines. Bref, une série mordante, ponctuée par des moments de grâce intenses et sublimée par la musique enivrante et anxiogène de Cristobal Tapia de Veer (qui ne sortira plus de la tête de qui aura vu la série).



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