The Source, royaume de la sneaker limitée


Au milieu de la rue Notre-Dame à Luxembourg-ville, Arthur Kiener, Daniel Marinho Gomes, Paul Hilbert et Paul Lisarelli ont décidé de s’intéresser à une demande qui ne cesse d’augmenter et à laquelle personne ne s’était encore jamais intéressé jusque-là: celle du streetwear exclusif et limité.

Nous sommes la source de produits que l’on ne trouve habituellement pas dans un magasin physique.

Paul Lisarelli,&nbsp copropriétaire,&nbsp La Source

Nike Dunk, Nike Air Jordan 4 ou encore Yeezy. Ces modèles de sneakers sont rares et donc recherchés. La plupart sont introuvables autre part qu’en ligne. Ou presque. «Comme le dit notre nom, nous sommes la source. La source de produits que l’on ne trouve habituellement pas dans un magasin physique», racontent les propriétaires de The Source à Paperjam.

Depuis quelques années, le quatuor était déjà présent sur Instagram sous le même nom. Comme dans leur nouveau magasin physique, ils vendaient du streatwear: des sneakers limitées, des habits exclusifs ou vintage. «Nous nous sommes formé une clientèle locale qui regrettait qu’un tel magasin n’existe pas au Luxembourg.» Ils ont donc décidé de remédier à cela.

Nous voulons proposer une expérience unique: celle de pouvoir voir, toucher et même essayer des sneakers limitées que l’on ne trouve habituellement qu’en ligne.

Paul Lisarelli,&nbsp copropriétaire,&nbsp La Source

«Notre magasin est un hotspot pour les jeunes. Nous voulons leur proposer une expérience unique: celle de pouvoir voir, toucher et même essayer des sneakers limitées que l’on ne trouve habituellement qu’en ligne. Nous avons les chaussures les plus rares et des prix allant de 130 à 1.850€ la paire», expliquent-ils. «Les gens viennent de Metz et de Trèves pour voir ça!»

De la visibilité pour les marques luxembourgeoises

De plus, le magasin se bat pour deux causes qui tiennent à cœur à ses propriétaires: les marques luxembourgeoises, «à qui nous voulons faire profiter de notre visibilité au maximum, car elles le méritent», et l’offre de grandes tailles. «Il est très difficile de trouver des sneakers limitées pour des basketteurs qui font du 49.»

L’équipe de The Source constitue et gère elle-même ses stocks. «Nous n’avons pas de contrats avec des marques. Nous nous fournissons par nos propres moyens. Ça nous est arrivé de dormir devant un shop à Trèves pour être les heureux acquéreurs de sneakers vendues seulement à 80 exemplaires. Avoir un magasin comme le nôtre demande de l’engagement.»

La revente de ces produits, quant à elle, est totalement légale tant que les bénéfices sont déclarés. «C’est le marché secondaire. Nous achetons les chaussures et, comme la demande est présente, les revendons dans notre magasin. Nous avons le droit de le faire jusqu’à une certaine limite.»

The Source se trouve au 28, rue Notre-Dame, à Luxembourg-ville.

(Photo: Romain Gamba/Maison Moderne)

1 / 9

Des sneakers limitées aux vêtements exclusifs, The Source vend les produits les plus recherchés par les jeunes.

(Photo: Romain Gamba/Maison Moderne)

2 / 9

Un rayon composé de Nike Dunk, Air Jordan 4, Yeezy et autres.

(Photo: Romain Gamba / Maison Moderne)

3 / 9

Nike est la marque la plus demandée et donc la plus présente chez The Source.

(Photo: Romain Gamba / Maison Moderne)

4 / 9

La Nike SB Dunk Low Travis Scott, vendue à 1.850€, est la paire la plus chère du magasin.

(Photo: Romain Gamba / Maison Moderne)

5 / 9

En plus du streetwear, The Source vend toutes sortes d’accessoires, eux aussi, exclusifs.

(Photo: Romain Gamba / Maison Moderne)

6 / 9

Des artistes luxembourgeois exposent et vendent également leur art dans le magasin.

(Photo: Romain Gamba / Maison Moderne)

7 / 9

Le sous-sol de The Source cache des vêtements vintage sélectionnés par ses copropriétaires.

(Photo: Romain Gamba / Maison Moderne)

8 / 9

L’endroit est aussi époustouflant que les produits qu’il vend.

(Photo: Romain Gamba / Maison Moderne)

9 / 9


Une business plan en adéquation avec la demande

The Source connaît un succès fou pour ses premières semaines: «Nous étions sûrs que ce concept allait marcher.» Le business plan du nouveau magasin s’articule évidemment autour des spécificités du marché.

«Les sneakers sont vendues un certain jour à une certaine heure et sur un certain site. Il est presque impossible de s’en procurer chez le producteur. De plus, pour une demande de disons 200.000 pièces, elles sont produites 10.000 fois. Ça fait grimper les prix», analysent-ils.

La plupart des amateurs de sneakers sont des collectionneurs et ceux qui achètent leur première paire s’arrêtent rarement à une seule.

Daniel Marinho Gomes,&nbsp copropriétaire,&nbsp La Source

Les sneakers sont donc, quelque part, comparables à des œuvres d’art. Elles sont un investissement à part entière et deviennent par conséquent des objets de collection. «La plupart des amateurs de sneakers sont d’ailleurs des collectionneurs et ceux qui achètent leur première paire s’arrêtent rarement à une seule.»

De plus, la normalisation de la basket élargit la clientèle. Les parents de leurs clients sont de plus en plus sensibles à leurs chaussures. «Ils retrouvent des modèles qu’ils portaient il y a 20 ans. En plus de ça, les sneakers sont, à la base, des chaussures de basket, on ne fait donc pas mieux en termes de confort», expliquent-ils.

Enfin, le marché du limité et de l’exclusif sur ce segment était inexistant au Luxembourg avant leur arrivée. «La seule concurrence que nous avons se trouve en ligne et propose donc quelque chose de différent au niveau du service, même si le produit est le même.»

The Source est donc pour le moment un pari gagnant.





Source link

Laisser un commentaire